La femme en vert

Décidément, ma dernière expédition à la Fnac fût fort riche en bonnes surprises !
Ce livre-là, je l'ai pris, mais pas tout à fait par hasard...
Cet été, lorsque nous sommes remontés d'Auvergne en train avec les Loulous, il y avait une dame d'un certain âge assise à côté de nous, et elle lisait un livre. De mon côté, je tachais de gérer gérais les Loulous (goûter, cahier de vacances, jeux calmes...) pour qu'ils ne s'ennuient pas trop dans le train lire mon livre tranquille. Un policier, dont je ne me souviens même plus...
Les Loulous avaient l'air de bien l'amuser et elle était d'humeur expansive, car elle se rendait chez son fils qui venait d'avoir un bébé alors qu'il était déjà vieux (le fils, pas le bébé, hein) et qu'elle avait abandonné tout espoir d'être un jour grand-mère...
(Oui, je sais, souvent les gens aiment bien me parler, je ne sais pas pourquoi, je dois avoir une bonne tête...)
Voyant qu'on avait le même type de lecture, elle m'avait conseillé ce livre. J'avais noté le titre et le nom de l'auteur (oui, parce que Arnaldur Indriason, je crois pas que j'aurais retenu tu vois... d'ailleurs, même maintenant que je viens de lire le bouquin, il me faut copier sur la couverture...)
Je l'avais un peu oublié ce bouquin, jusqu'à ce que je tombe dessus l'autre jour à la Fnac. Et je me suis souvenue que cette dame avait l'air de bien aimer.
Et bien je ne regrette pas de m'être laissée tenter !
Bon, faut d'abord s'habituer aux noms (c'est un roman islandais), au début j'arrivais pas bien à distinguer les personnages les uns des autres, ni même à savoir si c'était des hommes ou des femmes... (sérieux, le héros s'appelle Erlendur Sveinsson, son adjointe Sigurdur Oli, un de ses hommes Elinborg... j'ai pas l'habitude moi)
Mais passé cette période d'adaptation, l'histoire t'accroche et ne te lâche plus !
L'histoire d'ailleurs :
Dans une banlieue de Reykjavik, au cours d'une fête d'anniversaire, un bébé mâchouille un objet qui se révèle être un os humain.
Le commissaire Erlendur et son équipe arrivent et découvrent sur un chantier un squelette enterré là, soixante ans auparavant.
L'enquête remonte jusqu'à la famille qui vivait là pendant la seconde guerre mondiale, une femme et ses trois enfants. Une femme victime d'un mari cruel qui la bat, menace ses enfants et la pousse à bout.
Erlendur va tous les jours à l'hôpital rendre visite à sa fille dans le coma et, sur les conseils du médecin, lui parle, il lui raconte son enfance de petit paysan et la raison de son horreur des disparitions.
L'enquête nous est livrée en pointillés, entrecoupée de l'histoire de cette famille dont on comprend petit à petit qu'elle est au cœur de l'intrigue.
Les personnages sont magnifiques. J'avais du mal à refermer le livre en arrivant à ma station (je te rappelle que je ne lis que dans le RER) et c'est rare, mais j'en ai presque regretté de ne pas avoir plus de trajet pour aller au boulot !
Le bonus, c'est qu'en faisant mes ptites recherches sur le livre et l'auteur pour écrire ce post, j'ai réalisé que le commissaire au nom imprononçable Erlendur Sveinsson, c'est un héros récurrent de l'auteur au nom tout aussi imprononçable Arnaldur Indriason ! Du coup, je vais vite m'acheter les autres tu vois...
Quant à toi, sérieux, si t'as pas encore acheté celui-là, achète d'abord « la dame en vert » !
Par CatieCatou monblogamoi, Mardi 5 Fevrier 2008 à 09:26 GMT+2 dans mes livres à moi (article, RSS)







