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2008, c'est parti pour les suites...

... de couche... (ouais, ben je fais des jeux de mots pourris si je veux, hein !...) 

Le plus jeune de mes frères et sa femme ont des problèmes à « tomber enceinte ».

Après beaucoup d'analyses et tests en tous genres, il s'avère qu'ils ont tous les deux des problèmes de fertilité, ce qui amplifie le problème de chacun des deux. Pour avoir leur petite fille, ils ont dû avoir recours à une ICSI.

 

Il faut savoir que la différence de traitement entre une fécondation in vitro conventionnelle (FIV) et une fécondation in vitro avec micro-injection (ICSI) se situe au niveau de la technique que va utiliser le biologiste :
Dans la FIV conventionnelle, le biologiste met en contact les spermatozoïdes du conjoint, après leur avoir fait subir une épreuve de "lavage-centrifugation-migration" pour sélectionner les plus mobiles, avec les ovocytes de la conjointe. Cette fécondation se fait naturellement dans un milieu de culture dont la composition est proche du milieu naturel.
Le terme "ICSI" utilisé pour la fécondation in vitro avec micro-injection provient du terme anglais:
" Intra Cytoplasmic Sperm Injection"
Il traduit bien le geste que va devoir accomplir le biologiste, à savoir choisir un spermatozoïde et l'injecter dans le cytoplasme de l'ovocyte, à un endroit bien déterminé pour induire le processus de fécondation.

Dans leur cas, cette technique a été choisie en raison de l'infertilité de mon frère, le trop faible nombre de ses spermatozoïdes normaux et mobiles ne permettant pas de tenter une FIV conventionnelle.

Ils ont eu de la chance, à la première réimplantation d'embryon, un des deux embryons qui avaient été réimplantés a « pris », et ils sont depuis un peu plus d'un an maintenant les heureux parents d'une petite fille.

A la suite de ce premier protocole, il leur restait 3 embryons congelés. En décembre, ils ont fait une nouvelle tentative avec 2 embryons comme la première fois, mais malheureusement aucun n'a tenu.

Pour mon frère et ma belle-sœur, la déception est là, bien sûr, mais ils arrivent à trouver qu'ils ont de la chance. Parce que leur toute première tentative a été un succès, ils disent que c'est plus facile aujourd'hui de gérer l'échec de celle-ci. Ils se disent qu'ils ont de la chance d'avoir leur puce, et que même si ça ne devait pas marcher par la suite, ils l'ont elle. Je les trouve tellement touchants tous les deux. Malgré les difficultés, ils restent tellement positifs.

Aujourd'hui, il ne leur en reste donc qu'un (embryon). Je croise les doigts pour que cette réimplantation-là marche. Parce que si elle ne marche pas, c'est tout le protocole qu'ils vont devoir recommencer, et surtout la stimulation ovarienne pour ma belle-sœur. Un processus long, et difficile, parfois pour rien quand aucun ovocyte n'est d'assez bonne qualité pour être utilisé. Je souhaite de tout cœur qu'ils n'aient pas besoin d'en arriver là.

Ma mère le leur souhaite aussi. Car elle a une crainte supplémentaire : Dans leur immense générosité (sérieux, mon frère et ma belle-sœur sont des gens rares. Il faut le voir pour le croire) ils ont décidé de donner à des couples infertiles les embryons qui pourraient rester après qu'ils auront réussi à avoir leur 2ème bébé.

Parce qu'ils savent ce que c'est de galérer pour avoir un bébé. Parce qu'ils veulent que d'autres puissent connaître ce bonheur.

Ma mère voudrait qu'ils y réfléchissent, car pour elle, c'est abandonner leur enfant (son petit-enfant) C'est très difficile à accepter pour elle. Elle sait que c'est leur choix, mais elle essaye de leur faire comprendre son point de vue à elle. Elle ne craint pas spécialement le risque de mariage entre frère et sœur (comme cela vient d'arriver en Angleterre, où deux jumeaux, un frère et une soeur séparés à la naissance et élevés par des familles adoptives différentes, se sont mariés sans connaître leur lien de parenté) quoique on ne puisse préjuger de rien... Non, elle ne veut pas vivre en se disant qu'elle a un petit-enfant qu'elle ne connaît pas, qui est peut-être malheureux, et pour lequel elle ne peut rien.

J'espère aussi que la prochaine réimplantation marchera, car je ne sais pas comment je pourrais leur annoncer une 4ème grossesse si 4ème grossesse il y a, alors que eux seraient encore dans la galère. Je les connaît, ils seraient heureux pour moi, parce qu'ils sont comme ça, généreux.

Et que la jalousie, ils ne connaissent pas.

Mais je crois que je n'apprécierais pas ma grossesse de la même façon si eux restaient à la traîne...

En 2006, quand elle est tombée enceinte, mon autre frère et sa femme venaient de concevoir leur petit 3ème. Lui aussi appréhendait de devoir annoncer leur grossesse, sachant qu'ils étaient en pleine phase d'essais. D'ailleurs, ils ont attendu l'annonce que la réimplantation avait pris pour annoncer leur bonne nouvelle à eux.

Alors j'espère que 2008 sera l'année des redites, et que mes parents se retrouveront doublement grands-parents.

Comme en 2006.

Vos commentaires

1 Le Mardi 15 Janvier 2008 à 13:11 GMT+2, par eden

Je leur souhaite aussi de tout coeur!

2 Le Mardi 15 Janvier 2008 à 15:20 GMT+2, par CatieCatou

C'est vraiment gentil, merci pour eux.

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