l'étude qui changera la face du monde
Je sais pas toi mais des fois je me demande qui peut bien financer certaines études. Et accessoirement qui trouve les idées de ces études. Voire même quelles études il faut avoir fait pour devenir chercheur d'idées d'études pour les chercheurs qui cherchent.
(tiens ça me fait penser au chercheur incarné par Chabat à la grande époque des Nuls..."envoyez des sous ! hin hin hin")
Parce que ça a l'air d'être un bon job bien peinard. Du genre que tu répètes n'importe quelle c*nnerie entendue dans un bar (un samedi soir vers 2h du mat', c'est mieux) et c'est bon, tu le tiens ton sujet d'étude. Et quand en plus tu vois qu'ils les font ces études, et que même ils arrivent à des conclusions... Je sais pas toi, mais moi j'ai peur.
Ou alors je ris.
Voire j'ai peur, mais je ris quand même.
Mais jaune, hein.
Dans la série j'ai-trouvé-une-idée-de-recherche-qui-sert-à-rien-et-même-quand-on-aura-les-résultats-de-l'étude-ça-servira-toujours-à-rien, une équipe de chercheurs de l'Université du Michigan vient de passer 7 ans (7 ANS !) à vérifier si oui ou non le divorce est bon pour l'environnement.
Pour l'environnement !
NOOOOOON ?!
Ben si.
Ils auraient pu étudier l'impact sur les enfants, sur le niveau de vie, je sais pas moi (en même temps, j'ai pas fait d'études pour devenir chercheur d'idées d'études pour les chercheurs qui cherchent, alors j'ai des excuses) mais non, l'environnement c'est à la mode, alors hop ! une pitite étude sur l'impact du divorce (?) sur l'environnement (??).
Bon, je vois bien que le suspense est insoutenable, alors je te l'annonce tout de go : le divorce, c'est mauvais pour l'environnement.
Le postulat de base est implacable : quand les couples se séparent, ils ne vivent plus ensemble.
Rhâââ ! Ils sont trop forts ces chercheurs américains.
«Le divorce provoque généralement le déménagement d'un des ex-époux et la création d'un nouveau foyer, d'où une augmentation des terrains et des équipements dédiés à l'habitation», indique l'étude, publiée dans les Annales de l'Académie nationale des sciences américaine (PNAS). De plus, «En raison d'une plus grande consommation par personne, une personne dans un ménage de divorcés est supposée également générer plus de déchets (solides, liquides et gazeux, comme les gaz à effet de serre) qui contribuent aux transformations de l'environnement mondial, comme le changement climatique et la perte de la biodiversité».
Ben voilà, en plus d'avoir chamboulé mes petits, me voilà responsable du réchauffement de la planète. Et moi qui me croyais écolo-responsable (oui, je sais, ce mot n'existe pas mais c'est la douleur qui m'égare) juste parce que je trie mes déchets, que je jette mes piles dans les collecteurs prévus à cet effet, que j'ai changé mes ampoules pour des ampoules basse tension, et mis un limitateur de débit aux robinets...
Mais c'est pas tout de faire une étude et de balancer des conclusions. Il me semble que le but de ce genre d'étude devrait être de proposer des solutions
(là, j'ai encore plus peur de ce que ça pourrait donner)
Voyons....
Ils pourraient...
... mettre en place une taxe sur les mariages et les divorces avec un système de bonus malus, plus tu restes marié longtemps, moins tu payes, et si tu divorces boum ! tu payes plein pot..
... créer une loi pour obliger les célibataires à vivre avec quelqu'un (n'importe qui, on s'en fout, c'est pour la planète)
... et même décréter les célibataires hors-la-loi
... instaurer une loi pour obliger les couples divorcés à continuer à vivre ensemble
... carrément interdire les divorces
... Quelqu'un arrêtez-moi ....
Par CatieCatou monblogamoi, Mercredi 5 Decembre 2007 à 15:28 GMT+2 dans mes coups de calcaire à moi (article, RSS)






