Bleu, blanc, vert

J'adore lire. J'ai un budget livres effrayant. Ça fait des semaines que je me dis qu'il faut que je m'inscrive à la médiathèque de ma ville, mais tous les samedis j'oublie.
Cet été, j'ai participé au Prix Littéraire Inter Comités d'Entreprise. Je ne le connaissais pas, mais il existe depuis 1997, plus de 300 comités d'entreprise et organismes similaires et 4000 lecteurs-votants y participent. L'idée, c'est qu'on s'engage à lire au moins 3 livres sur la sélection qui en compte 10. Je me suis tout de suite dit que j'allais pouvoir lire 10 livres gratos apporter ma contribution à cette belle initiative.
Et j'ai eu 2 coups de cœur, que j'aimerais partager avec vous. Le premier est d'ailleurs arrivé 1er du classement national de ce prix, et 1er du classement de mon CE. Un beau consensus.
Il s'appelle « Bleu, Blanc, Vert ». L'auteur s'appelle Maïssa Bey, et le livre est tout simplement magnifique.
L'histoire commence en 1962. L'indépendance de l'Algérie. Lilas et Ali entrent au collège ou ils apprennent avec stupeur qu'il est désormais interdit d'utiliser le crayon rouge. En effet : puisque le papier reste blanc et l'encre bleue, les corrections se feront en vert. Il n'est pas question de maintenir le "bleu blanc rouge", drapeau honni de la colonisation ! Dans l'euphorie de la liberté retrouvée, l'avenir est à portée de mains, plein de promesses et d'espoir.
1992 Le Fis gagne les élections. À travers le récit alterné de ses deux héros, Maïssa Bey remonte ici l'Histoire, avec ces découvertes et ses héritages - et la terrible mission d'être la première génération libérée du joug colonial. Comment faire coexister modernité et traditions ?
L'idée de raconter l'histoire à 2 voix est très réussie, et les personnages très attachants.
L'auteur, Maïssa Bey, est née en 1950 au sud d'Alger. Après des études de lettres françaises à l'université d'Alger, elle a longtemps enseigné le français avant d'être nommée conseillère pédagogique dans l'ouest algérien où elle réside. Elle a publié son premier roman "Au commencement était la mer" en 1996. Maïssa Bey est cofondatrice et présidente d'une association de femmes algériennes au sein de laquelle elle anime des ateliers de lecture et d'écriture. Elle participe aussi à la revue "Etoiles d'encre, revue de femmes en Méditerranée".
Vraiment, si vous hésitez sur le prochain livre que vous allez lire, courrez acheter celui-là, ou allez l'emprunter à la bibliothèque de votre quartier, je pense que vous ne le regretterez pas.
Edit : mon 2ème coup de cœur, ce sera pour un autre post.
Par CatieCatou monblogamoi, Vendredi 26 Octobre 2007 à 08:32 GMT+2 dans mes livres à moi (article, RSS)






